Bolchegeek: «Pop culture, c’est à nous, camarades! »

Benjamin Patinaud an entamé sa chaîne Bolchegeek il ya 7 ans avec une vidéo sur les Animaniacs (toute notre enfance), et une autre sur le grand réalisateur pop Edgar Wright, loué soit-il, puis avec des sujets de très, «Princess Disney, féminisme et T-rex», à wal-e («le film le plus Bolchegeek de tous les temps» Cillion Lowe), Cowboy Bebop, «Mae 68 et shadowbox»etc., le tout avec un style formel délicieusement pop à base de collage / mash-up, d’archives, de memes… “no basis, I raconti-t-el, j’emménageais dans une nouvelle ville où je ne connaissais personne. C’était un moyen de Continer en solo les délires que j’avais avec mes potes. In était en 2015, un moment o pas mal de chaînes se lançaient, notamment toute la grosse vague de vulgarisation. Je baignais là-dedans et dans d’autres contenus comme Opération Frisson de Yannick Dahan, ou ce qui se faisait à la bonne époque des vidéastes sur Jeuxvideo.com, comme Usul ou Karim Debbache. Il n’y avait pas vraiment de ligne, à part parler des trucs qui m’intéressaient, avec ma sensibilité. Ma Company [Kate au générique, NDLR]And qui faisait à la base juste la «Petite Voix», definitively. »

Ayant Eti «toujours assez geek », mais aussi doté d’une configuration politique qu’il dit devoir à ses années à la LCR puis au NPA, il ajoute que ces vidéos sont restées longtemps «un hobby marrant, un peu foutraque», et que la ligne édumentse s’est construite naturellement, en expérimentant, «un peu sans s’en rendre compte» : “In 2019, on a specific final basis on the form of work, plus video processing, online plus political science, social history and contexts. On a un peu plus bombé à partir de là. » Avec par exemple des vidéos à succès comme “John Wick et le contat social”, qui parle Graeber and Lordon et tout ça sur fond de Grosses mandales dans la bouche, et «La Haine des Riches», qui évoque le discours virulent qui habite des film comme les honours le joker, Us, a parasite and others À Couteaux tirés. Quand je le questionne sur le côté potentiellement émancipateur de cette culture pop, Benjamin Répond cependant qu’il She chose «ne croit pas que ça ait quelque d’émancipateur en soi. En revanche, je pense que c’est un très bon d’observation du monde et des époques, dans la mesure où c’est par définition une culture partagée, des imaginaires communs, où se jouent beaucoup d’enjeux du tenses et de tension Mond. C’est à la fois le produit de costards-cravates qui traitent les produits Culturels comme des bidons de lessive et de ces travailleurs, ces artisans de la culture, avec plein d’autres réalités et de contraditions.” dunk: «Pour une analysis matérialiste, c’est foisonnant. »

« Why popular culturesI am Det Benjamin pour nous c’est aussi les guinguettes, les contes du folklore, Noël, le Monopoly ou Pif Gadget (pour citer des trucs qu’on a fait en vidéo). Tout ça s’interpénètre dans une problématique très large. Pour le meilleur et pour le pire, c’est un commun. Donc ça s’investit ». Mais toute une partie des progressistes rechigne encore à le faire, ce qui le saoule : «Le snobisme chez des Conservationurs ou des réacs, je m’en fous, c’est dans leur ADN. By contrast, snobisme à gauche m’a toujours gavé. There is no big problem with the cultural difference between the two parties. En plus ça la rend chiante et la fait se replier sur desodes identitaires. J’ai l’impression que ça bouge un peu et ça me fait marrer de voir des intellos de gauche découvrir que genre les X-Men c’est politique et ça l’a toujours été. Quand ils vont apprendre que League of Legends ou Naruto ou ce que vous voulez c’est le cas aussi, ils vont voir flou, mais on progresse. Et d’ajouter: «Des fois sur la chaîne, a kind of Gramsci inspiration. Faudrait que je le lise pour de vrai un jour! Mais c’est vrai que je suis convaincu qu’il faut aller sur le terrain de l’hégémonie Culturelle. »

Parlant de ce pan de la culture faite par et pour les prolos il exerte longuement sur le cas du grand Alan Moore, auteur bien anar ‘ayant grandi dans un among the people auquel il est resté toujours fidèle, au sujet duquel il a consacé te «le revolutionnaire du comic book» (une vidéo dont il n’est «pas très content» dit-il, mais que je vous conseille cependent). Car ce bon vieux Moore, c’est dit-il Comme Miyazaki, à qui on a consacré une vidéo que je trouble plus aboutie, disciples: «c’est un prolo anglais qui lisait des trucs de prolos comme les comic-books. Il n’a jamais cessé de respecter cette culture, y compris en étant hyper exigeant avec. Contributed to the acquisition of modern maturity. Il vient aussi des contre-culture des années 60-70. Le gars est une légende, son holds stature et pondo plein de trucs incontournables. C’est le seul type à avir une BD dans la liste des plus grands romans du siècle par le The New York Times Others adapt to the overall production. Pourtant, il a jamais quitté son bled, jamais trahi sa classe, jamais renié ses idées. The bar should be for karma, just don’t touch these things. Il préfère faire ses trucs en indé dans son coin ou dans un journal local, alors que c’est une quasi-divinité mondiale. » dunk, en gros, “Type M is an anomaly. She chose Il est représentatif de quelque de rare, de précieux. Y’en a plus des comme ça, on a pété le moule, comme on dit par chez moi. »

Et d’embrayer, donc, sur l’importance du “Welfare State”, ou Etat Providence anglo-saxon mis en place après la seconde guerre mondiale, dans la carrière de ce géant, qui savait ce qu’il devait à ce système a Statement «de donner au moins quelques armes à des gamins comme lui» et qui savait égallement, hélas, « Comment tout ça a été méthodiquement détruit, comme en France ». Or, Chase, Benjamin, « écrire un roman, ça requeste du temps, de l’huile de coude et de l’espace mentality. Et c’est plus facile de s’y consacrer si t’es rentier ou que t’as papa-maman que si tu dois bosser à côté. Donc Tentanciellement on aura plus de bourgeois qui écrivent, ou de classes moyennes sup avec un gros capital culturel. » El Agut: «Une sécurité sociale comme l’assurance chômage, ça sert aussi à ca: libérer les gens pour qu’ils vivent, qu’ils créent, qu’ils essaient des choses, qu’ils soient pas en Permanent soumis du marché chan. Idem pour la santé, le logement, l’alimentation, etc. Y’a qu’à voir l’empire Harry Potter, qui vient d’un bouquin écrit lorsque JK Rowling était au chomdu. Imaginez ce qu’on pourrait faire avec tout ça au d’enrichir de manière absurde celles et ceux qui se gavent dessus aujourd’hui! »

Et d’affirmer: «Le jour où on Includendra ça, je reste persuadé qu’on aura une effervescence, un genre de Renaissance mais populaire. On aura plus d’Alan Moore et moins de bouquins médiocres de petits bourgeois qui s’ennuient ou de productions purement dirigées par des études de marché. Tiens, même sur Youtube, combien y’en a qui ont lancé leur chaîne parce qu’ils étaient entre deux tafs et tout le contenu free qu’ils produisent? C’est mon cas au départ mais aussi tout un écosystème qui s’est pérennisé depuis. »

Pour terminer notre entretien avec une question à la Usul je lui requeste s’il pense que la culture pop versive parviendra un jour à dégommer l’hégémonie bourgeoise, ou si elle est vouée à se faire toujours et digsérer: «Les deux, mon capitaine». Le Combat pour le conté de la pop ne fait que commencer.

Par Machko Dràgàn. Les visuels sont tirés du Youtube de Bolchegeek.


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